En construction
Pour comprendre l’investissement des migrantes haïtiennes dans le service domestique en France, il faut regarder d’où elles viennent, quelles sont les situations qui portent certaines à partir et les phénomènes qui gardent d’autres en Haïti. Il est aussi essentiel de scruter la migration interne qui nourrit la migration internationale, le travail domestique de celles qui laissent le milieu rural ainsi que le travail non-domestique des femmes qui les engagent chez elles. Cette partie comporte quatre chapitres. Le premier analyse la condition des femmes paysannes, leur travail, leur vie familiale, et ce qui peut les forcer à migrer. Le second scrute le service domestique à Port-au-Prince, les conditions de travail et les relations qui peuvent blesser ces travailleuses. Le troisième examine le travail des patronnes de Port-au-Prince qui serait à l’origine de l’externalisation, avec un regard particulier sur les impacts de la position sociale des patronnes sur le traitement des travailleuses. Et finalement, le quatrième regarde les rapports sociaux dans lesquels sont prises ces femmes ainsi que les stratégies qu’elles développent pour s’en sortir. D’abord, considérons la situation des femmes paysannes.
CHAPITRE 1 : LA CONDITION DES FEMMES PAYSANNES >>
CHAPITRE I : LA CONDITION DES FEMMES PAYSANNES
1.1. Production familiale et division du travail
1.2. Travail domestique et production d’enfants
CHAPITRE II : LE SERVICE DOMESTIQUE A PORT-AU-PRINCE
2.3. La grande misère des travailleuses domestiques
CHAPITRE III : DU CÔTÉ DES PATRONNES
3.1. Le travail non-domestique des patronnes
3.2. L’indispensable substitution ?
3.3. Patronnes riches, patronnes pauvres
CHAPITRE IV : RAPPORTS SOCIAUX ET STRATEGIES
4.1. Le changement social rêvé