L’articulation des rapports sociaux de sexe, de classe et de race dans la migration et le travail des femmes haïtiennes
Rose-Myrlie Joseph
En construction
Rose-Myrlie Joseph
Sciences de l’Homme et Société. Université Paris Diderot - Paris 7 - Sorbonne Paris Cité ; Université de Lausanne(Suisse); (Cotutelleinternationale), 2015
Originally published at : Thesis, University of Lausanne Posted at the University of Lausanne Open Archive http://serval.unil.ch
Document URN : urn:nbn:ch:serval-BIB_48416CEEA72A2
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Résumé
Nombre de femmes paysannes haïtiennes migrent vers Port-au-Prince où elles deviennent travailleuses domestiques. Leur service domestique permet aux femmes qui les emploient de s’investir dans le travail non-domestique et de pouvoir accéder ainsi à la migration internationale. En France, ces migrantes deviennent à leur tour travailleuses domestiques, ce qui permet aux femmes françaises de s’investir dans le travail non-domestique. Ces phénomènes témoignent de l’existence d’une chaîne de travail et de migration où s’articulent les rapports sociaux de sexe, de classe, de race et les confrontations Nord/Sud, au cœur de la mondialisation néolibérale. Quelques-unes de ces femmes racontent leur histoire qui exprime à la fois la violence des rapports sociaux et leurs stratégies pour devenir sujet. Pour penser ces « Sujettes », je propose une approche qui croise la recherche féministe et la sociologie clinique sur les plans théorique, méthodologique et épistémologique.
REMERCIEMENTS
Cette recherche a été financée par le Fonds National Suisse (FNS). Je remercie cette équipe de sa confiance et de son soutien. Je remercie les membres de l’Ecole Doctorale Romande en Etudes Genre de l’Université de Lausanne et particulièrement Patricia Roux qui a codirigé cette recherche pendant plusieurs années. J’exprime ma gratitude à Olivier Fillieule qui a accepté de la remplacer et m’a aidée à clore cette recherche dans de bonnes conditions. Je suis très reconnaissante envers les membres du Laboratoire de changement social (LCS) de l’Université Paris 7, particulièrement Vincent de Gaulejac, mon co-directeur qui a toujours été présent. Je remercie les membres du jury, Danièle Kergoat, Christophe Niewiadomski et Marta Roca i Escoda pour leurs apports théoriques et leur appui à l’amélioration du texte final. Je remercie particulièrement Jules Falquet qui a dirigé mes premiers pas en encadrant mes mémoires de master. Je dois cette recherche aux soixante-neuf femmes qui m’ont confié leur parole et principalement les onze dont le récit est approfondi ici. Ces auteures anonymes restent le squelette de ce travail.
Je salue également les doctorantEs du LCS : Sophie, Patricia, Dominique avant et plus récemment Ting et Maria. Je remercie les collègues du Groupe de Recherche et d’Echanges des Pratiques pour leur écoute clinique. Je remercie mes amiEs et carefriends, ici et en Haïti, ceux-celles d’avant et la cohorte de ces derniers jours. Je ne citerai pas, je n’oublierai pas. Je remercie Laetitia, Jessy et Xavier pour la relecture, ainsi que Michaël et Estelle qui ont participé à la mise en valeur de ce travail. Je reste redevable à toutes les personnes qui ont gardé mon enfant une heure ou une année. Sans elles, je n’y arriverais pas. Un merci spécial à Nanoute pour les premières heures, et à Marilou pour ces dernières semaines.
J’ai une pensée spéciale pour Belinda et Guerline, Evelyne et Rozelaine, Nicole et Nicolas. Et je dédie ce travail à ma famille, ma grand-mère, mes oncles et tantes, cousins et cousines, neveux et nièces, mes filleules, et à tous les liens qui n’ont pas survécu à la traversée.
A l’enfance…
Mon père était une mère poule, ma mère un véritable père pourvoyeur, ma petite soeur un garçon manqué et mon grand frère, le garçon manquant qui nous a laissées grandir.
A Merrie et Prince qui arrivent bien tard dans ce monde troublé.
A ma fille qui m’a tout réappris et à son père qui nous a suivies de loin.